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Projet informatique, paradoxe du cauchemar et du rêve

Par évolution naturelle et parfois presque forcée, une entreprise d’aujourd’hui devra gérer plusieurs projets informatiques tout au long de son existence. Que ce soit pour la conduite du changement ou l’intégration de nouveaux outils, la gestion de projets est presque inévitable. Il peut être excitant de savoir qu’un nouveau site Internet nous servira maintenant de vitrine sur la toile ou que notre nouvel outil de comptabilité nous permettra d’économiser temps et argent. Mais que ce soit pour les grandes entreprises ou les petites PME, ces projets présentent parfois d’énormes risques et peuvent tourner au désastre. Il vaut donc mieux connaître les grandes lignes pour mettre toutes les chances de notre côté.

Un projet, c’est avant tout un effort ponctuel et coordonné pour atteindre un objectif déterminé avec des moyens adaptés (hommes, matériels, budget) dans un délai déterminé.

Un projet est structuré autour de deux entités: La maîtrise d’ouvrage (MOA) représente les propriétaires ou futurs utilisateurs du système. Ce sont eux qui s’occupe des opérations de l’entreprise et des processus du métier. Ils doivent absolument participer de façon active au projet afin d’arbitrer et tester les solutions, revendiquer les fonctionnalités et encadrer le projet en fournissant les directives générales. Or, dans la réalité, ils sont trop souvent écartés, ce qui mène inévitablement à une réduction de la qualité ou tout simplement à l’échec de l’atteinte des objectifs. La maîtrise d’oeuvre (MOE) est responsable du développement et de la réalisation des travaux du système. Ils sont en charge d’analyser les problèmes avec la MAO et de proposer des solutions. La MOE est responsable de rassembler une équipe projet constituée de ressources de chaque entité. Ils doivent assurer le contrôle de qualité et assister la maîtrise d’ouvrage dans les tests.

Selon Gartner Group, 30% des projets informatiques ne se terminent pas et 98% des projets ne respectent pas les conditions de coûts, de délai et de qualité initialement prévus.

Ces chiffres semblent énormes mais ils nous indiquent aussi quelque chose d’important: les imprévus sont presque inévitables, aussi petit le projet soit-il. Les objectifs d’un projet peuvent être représentés par un triangle ayant comme sommets Qualité, Coût et Délai. Si, en cours de projet, l’un des paramètres du triangle est modifié, au moins l’un des deux autres le sera également. Il est donc plus que préférable d’avoir un certain jeu au niveau du coût et du délai pour ne pas négliger la qualité. Savoir que ces paramètres sont sensibles au changement peut permettre de mieux éponger les imprévus.

Toujours selon Gartner Group, 85 % des causes d’échec des projets sont imputables à l’absence d’accompagnement de ceux-ci.  Le principal facteur d’échec dans l’aboutissement d’un projet est une communication déficiente.

Afin de favoriser la réussite du projet, une planification claire et précise doit être établie dès le début entre les parties. Même si cette démarche peut diverger selon l’envergure des projets, il est toujours bon de fixer les dates de début et de fin du projet ainsi que les jalons intermédiaires. Les jalons sont importants pour diviser le paramètre temporel du projet, permettant ainsi de mieux jauger l’état global de l’avancement. Ceux-ci représentent donc un point de contrôle à une date fixée matérialisée par des livrables définis à l’avance. Finalement, le jalon est l’occasion de ré-évaluer le triangle des objectifs et d’apporter les modifications nécessaires pour poursuivre l’avancement du projet.

Après rédaction, je constate finalement qu’il est difficile de tout résumer ici. Surveillez donc dans les prochaines semaines mon article sur la conduite de changement, un type de projet un peu différent. En attendant, je vous souhaite la meilleure réussite possible dans vos projets pour l’année 2012 !

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