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J’aime, donc je suis!


jemaimeLe concept de soi
 représente l’image qu’une personne a d’elle-même à partir de l’observation de son comportement,
du comportement des autres à son égard, des comparaisons avec les autres et de ce que les autres lui disent. De ce concept de soi découlent les concepts de « soi étendu » et de « soi idéal », où les biens de consommation, ainsi que les marques peuvent jouer un rôle déterminant. Chacun cherche à améliorer, préserver et protéger cette image de soi à l’aide de comportements de consommation lui permettant d’atteindre une image et un prestige recherchés (soi idéal : luxe, marques de prestige, puissance, etc…) et en confirmant et en renforçant sa personnalité à l’aide de ses possessions (soi étendu : biens qui affichent un mode de vie, une passion, des valeurs, etc…).


prolongementDeSoi
Dans l’optique où les possessions et les comportements de consommation sont gouvernés par le concept de soi, il est plausible de croire qu’une présence sur les réseaux sociaux devient elle aussi la prolongation de notre esprit et de notre personnalité, et sert à atteindre cet idéal recherché. Après tout, l’utilisation de ces outils Web est en réalité la consommation d’un bien virtuel, l’utilisation d’un service! Ils offrent l’opportunité à leurs utilisateurs de se créer une image de soi idéale en sélectionnant, en filtrant et en peaufinant ce qu’ils choisissent de livrer à leur auditoire

« Voici, ceci est moi, tel que vous devez me connaître, me percevoir et m’apprécier! Voici ce que j’aime et ce que je n’aime pas. Ce que je défends et ce que je déplore. Regardez mes photos qui représentent mon mode de vie et mes publications qui dévoilent ma personnalité. »

Sur les réseaux sociaux comme dans la « vraie vie », il existe des gens qui sont plus sensibles à l’image projetée, à l’œil extérieur critique, au besoin d’association et à la peur du ridicule. D’autant plus que se multiplient les cas de fraude, d’intentions malveillantes ainsi que d’intimidation virtuelle, lesquels offrent une raison valide de redoubler de prudence et de méfiance, les affaires sur les réseaux sociaux rencontrent des obstacles de plus en plus difficiles à surmonter.

Si un nombre de vos adeptes se nourrit inconditionnellement de vos activités, ceux-ci représentent habituellement un pourcentage négligeable de la totalité des membres actuels ou potentiels et sont un portrait embelli de la réalité. Se fier à ces quelques exceptions pour mesurer l’efficacité de notre communication sur les réseaux sociaux pourra mener sur de mauvaises pistes.

 

COMMENT SE SERVIR DU CONCEPT DE SOI

En tant que gestionnaire de présence Web d’entreprise

 

Quoi faire :

 

1Présentez une image d’entreprise impeccable. Des textes bien rédigés et sans fautes, des publications à une fréquence pas trop étouffante, des photos de bonne qualité et des infographies professionnelles. Pourquoi? S’afficher ouvertement adepte de votre organisation semblera moins risqué pour l’image personnelle de votre clientèle cible, qu’elle cherche grandement à perfectionner. Tu es ce que tu aimes« Si tu aimes une organisation qui n’a pas l’air professionnelle, tu dois avoir des goûts douteux et amateurs! »

 

2Gardez les intérêts de votre clientèle en avant des vôtres. Sur Facebook, par exemple, les gens ont des attentes différentes de ceux qui se présentent en boutique, ou à vos bureaux. Aimer votre page d’organisation, c’est comme s’abonner au journal. Cependant, ce n’est pas parce que c’est gratuit que c’est sans risques et sans sacrifices. Êtes-vous digne du sacrifice de temps et du risque à l’image personnelle? Quels sont les gains qu’une personne fait, quelle satisfaction peut-elle en retirer? Faites de votre page Facebook un cadeau, une récompense à l’égard de votre clientèle potentielle. Vos gains seront un attachement et à long terme, une meilleure fidélité!

 

3Remerciez vos adeptes, soyez reconnaissants, lancez leur des fleurs. Il faut que les gens qui aiment votre page se fassent rappeler régulièrement qu’ils ont pris la bonne décision! Avec le débordement d’information qui passe sur le fil de nouvelles, il ne faudrait pas que vous soyez victimes du ménage printanier. Aussi, faites les sourire, rire, rendez les émus avec vos publications, tout en conservant une image professionnelle et de bon goût. Contribuer à estomper l’orage d’une dure journée, par exemple, vous fera gagner des points. Le tout saupoudré d’informations et de nouvelles relatives à votre organisation, vos produits et services, votre équipe et vos réussites; ils seront très réceptifs si vous développez un lien d’attachement, d’appartenance.

 

Quoi ne pas faire :

 

1N’essayez pas de faire « la piastre » avec les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux sont des outils extrêmement efficaces pour entrer en contact avec votre clientèle cible, de manière abordable et accessible, pour construire votre image de marque et la solidifier, pour créer de l’attachement et pour rappeler à votre clientèle potentielle que vous existez. Rappelez-vous que parfois, les stratégies de communication les plus ambitieuses et coûteuses peuvent prendre beaucoup de temps avant d’avoir un gain mesurable. Les réseaux sociaux demandent un investissement considérable de temps. Cependant, lorsque bien exploités, ils auront un effet toujours grandissant, mais cela prend de la patience, des ajustements et beaucoup d’amour!

 

2Ne faites pas la course aux adeptes Facebook. Certes, le petit nombre en dessous de votre image de couverture a un effet sur la perception qu’ont les gens de votre organisation, aussi, il est important de garder l’objectif de le faire croitre, cependant il ne faut pas que ce dernier gouverne toutes nos actions et publications. Tordre le bras de nos adeptes ou les supplier à genoux afin qu’ils partagent nos publications ou notre page, même pour gagner quelque chose en retour (d’ailleurs cette pratique est contraire aux règlements d’utilisation de Facebook, faites attention!), sera agaçant et aura comme résultat de recruter des gens qui ne seront pas réellement intéressés par votre organisation, en plus de décourager certains autres qui vous compteront dans leur ménage printanier. Plutôt, planifiez des publications qui inciteront d’elles-mêmes le partage en optant pour l’humour, les émotions et l’émerveillement, ou en partageant des informations d’intérêt général.

 

3Faites attention à ce que vous exigez de vos adeptes. Les applications Facebook, par exemple, peuvent rapidement être perçues comme une invasion. La requête d’accès aux informations personnelles, ainsi que les demandes de permissions de pouvoir publier sur le mur de la personne à tout moment représentent des risques considérables qu’il faudra contre-balancer à l’aide d’un gain d’une ampleur très  importante! Pour certains, leur profil et leur mur sont presque des œuvres d’art, des vitrines directes sur leur âme : tout est beau, tout est organisé, tout est calculé. Ils veulent avoir un parfait contrôle sur ce qui sera vu par les autres et associé à eux. Il est certain que certaines informations doivent être recueillies et que la propagation est importante pour qu’une application soit efficace, mais tentez malgré tout de trouver des façons de laisser un certain contrôle à l’utilisateur quant au niveau d’envahissement de l’application que vous lui suggérez. Par exemple, il peut être intéressant d’offrir un gain supplémentaire pour chaque bout de terrain que l’utilisateur vous cède. Pensez-y!

 

Ne prenez pas vos adeptes pour acquis. Souvenez-vous qu’ils vous font une faveur en s’abonnant à vos activités sur les réseaux sociaux et que cela peut, dans certains cas, représenter des sacrifices, voire même des risques d’altération de leur image. Nous savons tous qu’à chaque effort ou sacrifice doit être associé un gain satisfaisant. Cependant, il faut garder en tête que nous ne pouvons pas mesurer la perception de chacun comme si c’était la nôtre, et il faut constamment être à l’affût des préférences et des réticences de notre clientèle cible pour s’y adapter. Il n’y a jamais de moment où on peut mettre nos pantoufles et se la couler douce, ou considérer que l’on n’a plus besoin de donner pour recevoir.

La réussite sur les réseaux sociaux n’est pas une fin, mais un processus!

 

 

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