Ferme Morivan 1151, RANG 3 G0W 2L0, Saint-Bruno-Lac-Saint-Jean
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Historique

Nous sommes fier de dire que dans chaque litre de lait produit à la ferme il y a 129 ans d’histoire et de savoir faire.

Six générations de Morin se sont succédées.  L’histoire a débuté le 30 août 1887, le jour où Joseph Morin se porte acquéreur du lot no.21 du rang 3 canton Sinaï Saint-Bruno. Il vient s’y installer avec son père et sa famille quelques années plus tard en tant que cultivateur. Par la suite, c’est quatres autres générations de Morin qui se sont succédées sur la ferme : Théophile, Maurice, Yvan et aujourd’hui Marie-Claude.

 

Joseph c’est porté acquéreur du lot 21 en 1887 pour la somme de 500$, payable soit 50$ par année à chaque mois de novembre. Il y construisit dès l’automne un camp sur l’arpent déjà déboisé et aussitôt cette construction terminée il commença à défricher la terre en y faisant des abatis. Vers la fin de l’automne, il retourna hiverner à Chicoutimi sur la ferme paternelle. Le printemps suivant, il revint à Saint-Bruno faire brûler les abatis de l’automne d’avant et par la suite ensemencer la terre devenue libre entre les souches. Pendant tout l’été il retourna travailler sur la ferme paternelle de Chicoutimi et l’automne arrivé il revint encore à Saint-Bruno pour ramasser les récoltes et continuer le défrichage de la terre.

Faire des abatis consistait à couper le bois et à le laisser là où il tombait, généralement cette opération se faisait l’automne jusqu’au neige et le printemps suivant, quand le bois était assez sec on y mettait le feu. Toutes les branches y paissaient ainsi que le bois sec et le dessus de la terre. Mais étant donné que le bois ne brùlait qu’en partie, on mettait en tas tout ce qui restait et on recommençait l’opération jusqu’à ce que la terre soit nettoyée et bien grillée. Et ensuite, c’était la fête, la terre était prête à ensemencer entre les souches. Les souches restées en terre prenaient environ une dizaine d’années à pourrir et disparaître. 

Ce n’est que la troisième année que la décision fut prise de venir habiter vraiment sur la ferme de Saint-Bruno. C’est ainsi qu’un beau matin de fin d’été 1889 on vit arriver pour de bon ce cher Joseph accompagné de son épouse Georgiana et de leur tout jeune fils. Son père Gilbert devenu veuf 5 ans auparavant vint s’installer avec son fils Joseph sur cette ferme de Saint-Bruno ainsi que toute sa famille (environ 9 enfants à cette époque). La ferme de Chicoutimi qui était devenue trop petite avait été vendue à un de ses frères qui possédait une ferme voisine. Il va s’en dire que le camp du début avait été agrandit pour accueillir toute cette grande famille. Avec eux ils avaient amené leur troupeau : deux vaches et un cheval.

Tout le monde retroussa ses manches et on continua le défrichage de la terre. Mais le printemps suivant, en 1890, un feu d’abatis pris des proportions gigantesques et tout le bois de la ferme y passa sauf quelques coins. Ce feu toucha deux ou trois paroisses avoisinantes. Mais la cabane des Morin fut épargnée et le lot 21 était en partie défriché. Beaucoup d’ouvrage attendait encore les Morin, car le bois était toujours là. Seules les branches avaient brûlées et les arbres morts séchaient tranquillement. 

Trois ans plus tard, ce fut la construction de la première maison, un construction artisanales, pièce sur pièce. Le défrichage avançait d’années en années et les animaux de plus en plus nombreux amenèrent en 1898 la première construction d’une véritable étable, une autre construction artisanale avec le toît en paille. Elle était située exactement à l’endroit de l’étable à taure actuelle. Entre temps, 1895 fut marqué par le décès de Gilbert, le plus vieil ancêtre de la ferme.

En 1900 un deuxième feu aida encore grandement l’ouverture de la terre, car tout le bois qui avait séché depuis le premier feu ainsi que le foin sauvage des sous-bois furent ravagés par ce feu, semble-t-il que même les souches et les racines dans certains coins avaient brûlées. La terre était devenu presque entièrement libre et prête à cultiver.

En 1904 une autre maison fut construit et en 1916 ce fut la construction d’une autre étable, dont il reste des vestiges dans la grange à taure actuelle.  En 1922 Théophile se marie et s’installe sur la ferme paternelle. Il et Éva y demeurèrent trois ans et durent allé s’installer au village, car il était obligé de travailler è l’extérieur de la ferme. Au printemps 1929, Joseph alla voir son fils Théophile pour lui proposer de revenir sur la ferme paternelle, celui-ci étant devenu trop âgé pour voir seul à son bon fonctionnement. Théophile état le seul qui pouvait prendre la relève, puisque son autre fils, Adrien, était déjà installé à son compte sur une ferme voisine. 

Alors c’est le 29 avril 1929 que devant le notaire Gaudiose Guérard, Joseph donna la terre et tout ce qu’il avait dessus à Théophile. Quelle donation ! Par la suite Théophile vendu sa maison au village et décida de revenir sur la ferme.

Bientôt ce fût les jours sombres de la grande crise économique. Si bien, que pour réussir à remplir ses obligations envers sa famille et au grand désespoir de sa femme, Théophile dû retourner travailler à la journée. 

Le début des 1940 fut marqué par la mort du premier propriétaire de la ferme des Morin, Joseph. 

La relève grandissait si bien que le 27 mai 1946 ils décidèrent d’agrandir la ferme en se portant acquéreur du demi lot de M. Philippe Savard. À cette époque la ferme comptait dans son troupeau une vingtaine de vaches laitières, une vingtaine de brebis adultes et quatre chevaux. 

L’année suivante Maurice se maria à Rita Larouche, de Saint-Coeur-de-Marie et virent s’installer sur la ferme paternelle. En 1948 l’étable a été rénovée et agrandie, on refit les murs en bloc de bois cimenté. Autre innovation marquante en 1949 : l’achat de la première trayeuse. En 1951 ce fut l’achat du premier tracteur. 

C’est en 1952 que Maurice se porte acquéreur du bien paternelle alors que ses parents vont s’installer au village. En 1953 on voyait s’ériger tout près du pignon de l’étable un silo à foin, innovation du temps. Les années qui suivirent amenèrent bien des bouleversements. tandis que la ferme se medernisait au fil des années, les tracteurs remplacèrent les chevaux, la presse à foin fit son apparition et graduellement la mécanisation s’installa en même temps que la production laitière prenait de plus en plus d’ampleur à la ferme des Morin.

Mais le printemps 1967 vint freiner bien des ambitions car presque tout le troupeau fut électrocuté (18 à 24 vaches). Ce fut sûrement une année difficile à passer mais qui n’empêchera pas l’expension de la ferme, car dès l’automne on comptait 40 vaches dans l’étable fraîchement rénovée au cours de l’été.

Le 6 mars 1970 Yvan se porta acquéreur de la ferme de Jean-Roch Paradis situé juste en face de la ferme paternelle et par le fait même les deux fermes n’en firent qu’une, car on aménagea l’étable chez Maurice pour y recevoir tout le troupeau adulte, c’est-à-dire 70 vaches laitières. Deux mois plus tard Yvan s’est marié à Jacinthe Girard et ils s’installèrent dans la petite maison de la ferme nouvellement achetée.

Les années 1970 prirent un caractère industriel pour les fermes et celle des Morin n’échappa pas à ce système. Comme la ferme était devenue strictement laitière et qu’elle avait exigée de gros investissements, il faillait penser de plus en plus à l’efficacité et à la rentabilité.

 Le 23 juin 1975 fut pour la ferme une journée marquante, car une tornade s’abattit sur le rang 3 Sinaï et la ferme Morin ne fut pas épargnée, car le grange fut emporté par le vent et l’étable fut fortement ébranlée. Trois semaine plus tard les bâtiment avaient été reconstruits. 

 L’année suivante ils se portèrent acquéreur d’animaux de race pure pour améliorer la génétique du troupeau qui laissait à désirer grandement depuis l’électrocution des vaches en 1967.

 C’est le 15 octobre 1979 que Yvan se porte acquéreur de bien paternel.

La ferme comptait alors 7000kg de matière grasse (20kg jour), 60 vaches et 275 âcres de terre. En cette même période toute la machinerie servant aux travaux des champs fut renouvelée. En achetant les part de ses parents Yvan et Jacinthe forme en même temps une société : la ferme Morivan enr, copropriété de Yvan et jacinthe.

Vient ensuite l’intégration de la ferme au lait nature et le drainage des sols. De 1984 à 1985 ils achetèrent à tous les mois les quantités maximums permises de quotas et procédèrent à la rénovation et à l’agrandissement de la vacherie. En 1986 la ferme possède 45% de son quotas en lait nature et 55% en lait de transformation.

En 1987 ils vendent toutes leurs machineries et transfert du foin sec aux balles rondes avec la formation d’un syndicat de machinerie (FGA Gagné et F Léonard Côté et F Morivan). 

En 1990 achat de la terre voisine à M. Robert Boily, 75 âcres de terrain plat et drainé.

Ils formèrent également un compagnie Ferme Amicale inc. avec FGA Gagné, F Léonard Côté et Gilles et Gislaine Côté. Une compagnie dont Ferme Morivan possédait 25% des parts. Cette compagnie leurs permettait de rémunérer leur machineries, d’échanger leurs idées et de forcer le travail d’équipe. 

Dans un esprit de diversification, en 1991, ils formèrent un autre groupe dans le poulets à grillés : Groupe Avinor inc. Un groupe qui fut vendu une dizaine d’année plus tard.

1992 et 1993 fut la construction de la fosse à fumier et la fusion des deux lait (nature et transformation). En 1994 un atelier de réparation fut construit et en 1995 une nouvelle laiterie. En 1996 la société devient une compagnie : la Ferme Morivan inc.

En 1998 155 âcres de terre fut acheté en copropriété et avec une étable en assez bon état. En 1999 achat de 25 kg jour et agrandissement de la vacherie par l’intérieur. Les taures ont ensuite été transférées dans l’autre ferme achetée l’année auparavant. 

En 2000 ils agrandissèrent la vacherie pour loger tous les animaux de la ferme à un même site, pour un meilleur contrôle. Ils construisirent la même année des silos fosses d’ensilage humide et ont transférer l’alimentation à la RTM. Ils rachetèrent également les part de l’autre actionnaire avec qui ils avaient acheté 155 âcres de terre en 1998. Ce fut aussi l’année du début de l’ensilage de maïs.

C’est en 2000 également que Marie-Claude commença sont baccalauréat en agronomie à l’université Laval. Elle termina en 2004 et travaillera 3 ans comme représentante en production animale végétale pour la Coop Covilac située à Baie du Febvre. En 2007 elle reviendra en région et commencera à travailler à temps plein à la Ferme Morivan dans le but d’en faire l’acquisition. En mai 2009 Marie-Claude sera donc officiellement actionnaire de l’entreprise avec ses parents. 

Quelques années plus tard, la ferme construit une rallonge pour y loger les taures. 

L’année 2012 sera une année très marquante aussi pour l’entreprise, le feu ravage les installations d’une partie de l’entreprise. Soit un bâtiment qui contenait environ 70 vaches en lactation et qui appartenait à la Ferme Amicale. Après une longue réflection qui dura plus de un an et demi l’entreprise décida de ramener tous le quotas à un seul site de production se qui entraînera : la construction d’un nouveau bâtiment réservé aux vaches en lactation en stabulation libre avec traite 100% robotisée (4 robots), la construction une deuxième fosse à fumier, de deux nouveaux bunker, ainsi que la convertion de l’ancienne étable des Morin en étable à stabulation libre exclusivement pour les taures.

Aujourd'hui l'entreprise possède 220 kg de matière grasse et tout près de 1000 âcres de culture. C'est avec les connaissances acquises depuis 125 ans combinées à une approche actuelle innovante, dynamique et au fine pointe de la technologie que nous cultivons aujourd'hui nos terres et nous affèrons à produire jour après jour un lait de très grande qualité.